Fabien Maisl @fmaisl
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I don’t think Europeans fully appreciate what is happening to the European Union right now. The EU is under an extraordinary, multi-front assault, both from outside and from within. And I struggle to think of another period in its history when so many powerful actors had an interest in weakening it simultaneously. Russia has spent years waging hybrid warfare against Europe. Weaponised migration, sabotage, cyberattacks, coordinated disinformation campaigns, bot networks and political interference. The objective is clear: undermine trust in democratic institutions, deepen social divisions and weaken European unity. China has different motivations, primarily economic and geopolitical. A fragmented Europe is easier to pressure, easier to negotiate with individually and less capable of defending its economic interests. And then there is the United States. Perhaps the most disturbing development of all. Under Trump and MAGA, a country that helped rebuild the old continent and then spent decades supporting European integration now has an administration openly hostile to much of what the EU represents. Its own National Security Strategy even calls for cultivating resistance to Europe’s current political direction. Think about that for a moment. Meanwhile, within Europe, parts of the far right and far left amplify these divisions, whether through ideological alignment, political opportunism or outright sympathy for authoritarian regimes. This doesn’t mean Russia, China and MAGA are all following some jointly coordinated master plan. They don’t have to. Their interests increasingly overlap, and Europe’s internal divisions make their work considerably easier. What makes this particularly alarming is what is actually at stake. For all its flaws, the EU remains one of the world’s most consequential projects built around liberal democracy, the rule of law, individual freedoms and cooperation between nations. At a time when authoritarianism is gaining ground and even longstanding democracies are showing disturbing tendencies, that matters enormously. Europe is far from perfect. Its bureaucracy, indecision and inability to act decisively are real problems. But the answer cannot be to retreat into 27 competing nation-states, each too small to meaningfully influence a world increasingly dominated by continental powers. Quite the opposite. Europe needs deeper integration, stronger common institutions, genuine strategic autonomy and the political courage to defend its interests and values. Because fragmentation is precisely what so many external actors want. And perhaps that’s the central irony of our time: people are being deliberately manipulated into believing that the reverse is true — that national identity and sovereignty can only be protected by weakening European cooperation. In reality, a divided Europe is less sovereign, less secure and far easier for outside powers to pressure. Therefore the very thing that will make Europe stronger is the thing its adversaries are working hardest to prevent. A united Europe is a geopolitical power. A divided Europe is a collection of countries waiting to be played against one another.
Mélenchon n’est pas un intellectuel. C’est un acteur de boulevard qui débite des brèves de comptoir devant un public qui confond aisance oratoire et maîtrise des faits. Son cursus est modeste : bac L en 1969, deux licences (lettres modernes et philosophie) à Besançon en 1972, CAPES de lettres modernes. Enseignant de français dans un lycée technique après un passage comme surveillant et maître auxiliaire. Pas d’agrégation, pas de maîtrise confirmée, pas de doctorat, pas d’enseignement universitaire. L’image de « professeur philosophe » est une construction politique, pas un titre académique. Les erreurs factuelles s’accumulent dès qu’il quitte le registre rhétorique pour l’histoire ou la géopolitique. Sur la Seconde Guerre mondiale, il a affirmé qu’Édouard Daladier avait fini « collabo » et avait été fusillé. Réalité : Daladier fut arrêté par Vichy pour refus de capitulation, déporté par les nazis, survécut et reprit une carrière politique sous la IVe République. Confusion grossière avec Pierre Laval. Sur les origines nationales, il répète que « il n’y avait pas de France avant la République ». Cette formule efface un millénaire d’histoire du royaume de France, de ses institutions capétiennes à la monarchie absolue, de sa langue et de sa conscience nationale antérieures à 1789-1792. C’est une thèse idéologique, pas un exposé historique. Sur les Templiers, en juin 2026, il a déclaré que Jacques de Molay avait été brûlé en présence du roi et du pape et les avait cités devant le tribunal de Dieu. Ni Philippe le Bel ni Clément V n’assistaient à l’exécution du 18 mars 1314 sur l’île aux Juifs. La malédiction spectaculaire est une légende tardive popularisée par les romans de Maurice Druon, non par les chroniques contemporaines. Sur la Chine et Taïwan, il affirme « Taïwan, c’est la Chine » et que les problèmes de la région relèvent de Pékin seul. Il nie ou minimise les pratiques impérialistes chinoises (militarisation de la mer de Chine du Sud contre l’arbitrage de La Haye, endettement stratégique via les Nouvelles Routes de la Soie, camps du Xinjiang, base de Djibouti). Il concentre le feu sur les « provocations américaines » et prône un « pacte » de coopération. Géométrie variable : l’impérialisme n’existe que quand il est occidental. Sur le Venezuela, il a qualifié en 2017 le régime de « démocratie plus avancée que la nôtre ». Il attribue la crise humanitaire quasi-exclusivement aux sanctions et à l’impérialisme américain. Or la contraction du PIB (divisé par environ quatre depuis 2013) et l’hyperinflation ont commencé avant les sanctions pétrolières les plus dures, portées par les nationalisations, les contrôles des prix et la dépendance pétrolière non diversifiée. Des millions de Vénézuéliens ont fui. Il continue de défendre la légitimité de Maduro et de qualifier les contestations de « coup » soutenu par Washington. Même sélectivité sur Cuba : en 2011, il refusait de le qualifier de dictature « dans le contexte sud-américain ». Le schéma est constant. Il mobilise l’histoire et la géopolitique avec l’aisance d’un comédien de boulevard, cite des références, construit des oppositions binaires (impérialisme vs peuples, Occident vs reste du monde). Mais dès qu’on vérifie les faits primaires : archives judiciaires des Templiers, chroniques du XIVe siècle, données économiques du Venezuela avant 2017, statu quo de facto de Taïwan, rapports sur la mer de Chine du Sud, les approximations et les dénis apparaissent. Le raisonnement repose sur un filtre campiste : critique systématique de l’Occident et des États-Unis, indulgence ou silence sur les régimes autoritaires qui se revendiquent anti-occidentaux. L’écart entre l’émetteur et les récepteurs fait le reste. L’auditoire qui prend ces performances pour de la culture profonde confond fluidité rhétorique et rigueur. @JLMelenchon excelle dans le rôle du tribun érudit. Il ne tient pas celui de l’intellectuel qui soumet ses affirmations à la vérification factuelle et qui accepte de corriger quand les sources contredisent le récit. C’est du théâtre politique, pas de la pensée.
🔴 « QUAND PAYEZ-VOUS VOS DETTES ? » AVANT DE FAIRE LA LEÇON À LA FRANCE, RAPPELONS CE QUE CERTAINS CHOIX ALLEMANDS ONT COÛTÉ À L'EUROPE. Thierry Breton rapporte la question désormais posée aux diplomates français : « Nous faisons monnaie commune. Quand payez-vous vos dettes ? » La dette française est un vrai problème. Mais puisqu'on parle de comptes, ouvrons aussi celui des choix faits à Berlin depuis quinze ans. La crise de l'euro. De 2010 à 2015, l'Allemagne impose une rigueur sévère à la Grèce, au Portugal et à l'Espagne. En 2015, Wolfgang Schäuble propose même une sortie temporaire de la Grèce de la zone euro, dont le PIB a déjà perdu plus d'un quart de sa valeur. Le solaire. En 2013, Bruxelles veut protéger les fabricants européens de panneaux face au dumping chinois. Angela Merkel préfère un compromis avec Pékin, pour ménager les intérêts allemands en Chine. Dix ans plus tard, l'Europe dépend massivement des panneaux chinois. Le gaz russe. En 2021, la Russie fournit 55 % du gaz importé par l'Allemagne. Berlin défend Nord Stream 2 malgré les alertes de la Pologne, des pays baltes, de l'Ukraine et de la Commission. Quand la Russie envahit l'Ukraine, cette dépendance aggrave le choc pour toute l'Europe : selon Bruegel, les États de l'UE mobilisent 681 milliards d'euros de soutien énergétique entre septembre 2021 et janvier 2023. Le nucléaire. En avril 2023, en pleine crise énergétique, l'Allemagne ferme ses trois derniers réacteurs. À Bruxelles, elle combat la place de l'atome dans la taxonomie verte. La France doit défendre un atout qui assure aujourd'hui une électricité parmi les moins chères d'Europe. Les 200 milliards. En septembre 2022, Berlin annonce un bouclier énergétique de 200 milliards d'euros, contre 67 pour la France. Thierry Breton s'inquiète alors publiquement de cette distorsion et plaide pour un financement européen commun. Berlin refuse. L'automobile. En octobre 2024, l'Allemagne vote contre les droits européens sur les véhicules électriques chinois, pour protéger ses constructeurs implantés en Chine. L'histoire du solaire recommence. La défense. En 2022, l'European Sky Shield privilégie les IRIS-T allemands, les Patriot américains et les Arrow 3 israéliens, sans le SAMP/T franco-italien. Berlin commande aussi des F-35. Pendant ce temps, le SCAF et le char du futur s'enlisent. 2025, le frein à l'endettement assoupli. Berlin crée un fonds de 500 milliards d'euros pour ses infrastructures et exempte une partie de ses dépenses de défense. Quand ses besoins l'exigent, les règles deviennent adaptables. 2026, le budget européen. Le 9 septembre, Friedrich Merz réclame plusieurs centaines de milliards de coupes dans le budget européen 2028-2034 et rejette tout nouvel emprunt commun. L'Allemagne finance sa puissance industrielle, mais l'Europe devrait réduire ses ambitions. Oui, la France doit remettre de l'ordre dans ses comptes. Mais la crédibilité d'un pays se mesure aussi à la justesse de ses choix : sur le gaz russe, la Chine, le nucléaire et la défense européenne, plusieurs avertissements français ont été confirmés par les faits. L'Allemagne a le droit de défendre ses intérêts. Mais il est temps de cesser de confondre ses priorités avec l'intérêt général européen. La dette française se compte. Les choix allemands aussi.
«Les Allemands sont déjà en train de nous lâcher. Les diplomates français sont excellents. Mais ils entrent dans la pièce, et on leur dit: dis donc, nous faisons monnaie commune, quand payez-vous vos dettes?» @ThierryBreton
🔴 « Aucun CEO d'Airbus n'a mieux servi la France que Thomas Enders » ? Jean Pierson a pris Airbus à 17 % du marché mondial. Il l'a rendu à 40 %. Il a porté l'A320, la vache à lait du groupe depuis quarante ans. Il a lancé l'A330 et l'A340. Il est allé chercher Boeing chez lui, aux États-Unis. Roger Béteille a conçu l'A300. Bernard Lathière a vendu des Airbus à Eastern et à Pan Am quand personne n'en voulait. Enders a hérité d'une machine qui tournait déjà. Et c'est sous son mandat qu'on a enterré l'A380. Airbus est né de l'audace française et de la rigueur allemande, de Béteille et de Kracht, chacun obligeant l'autre à être meilleur. C'est cet attelage qui a fait plier Boeing. Aujourd'hui, les finances, les RH, les avions commerciaux et la défense sont tenus par des Allemands. Demain, peut-être, Wagner à la tête du groupe. « La nationalité n'est pas un critère pertinent » ? Pour juger un homme, sans doute. Pour un groupe qui doit tout à l'équilibre entre deux nations, elle devient le seul critère qui compte. atlantico.fr/article/decryp…
@ClaireMartel47 Aucun CEO d’Airbus n’a mieux servi la France que Thomas Enders. La nationalité n’est pas un critère pertinent
🔴 J'écris ceci les larmes aux yeux. Et la rage au ventre. À Tarbes, les Forges, maillon stratégique de notre production d'obus de 155 mm, ont dû s'arrêter un mois, faute d'acier. À Toulouse, la gouvernance d'Airbus se recompose, poste après poste, tandis que la succession de Guillaume Faury est désormais ouverte. Sur les marchés, la France en est arrivée à emprunter à dix ans plus cher que l'Italie. Trois sujets différents. Une même question : à quel moment avons-nous décidé que tout cela était normal ? Nous avons les ingénieurs, les usines, le savoir-faire, l'histoire. Et nous regardons nos capacités industrielles, notre influence et nos marges de manœuvre s'éroder. Nos adversaires n'ont même pas besoin de nous affaiblir : nous faisons le travail à leur place. Aimer son pays n'a rien de honteux. Refuser son déclassement non plus. Je ne veux plus de discours. Je veux que quelqu'un se lève, regarde ce pays en face et dise enfin : ça suffit.
🔴 Alerte. Le dernier verrou français d’Airbus a désormais une date d’expiration. On me répondait souvent : tant que Faury tient, Airbus tiendra. Même Faury n’est plus assuré de tenir. Selon Reuters, la décision sur son avenir, renouvellement ou succession, est attendue en 2027,
Remarquable @Lacroix_PRG Je reste toujours époustouflé par le fait qu’il soit si peu connu.
"On ne peut pas demander à nos mômes de se construire dans une société dans laquelle on n'a rien imaginé", observe Guillaume Lacroix, président du Parti Radical de Gauche #FORUMBFMTV
A French engineer who lives quietly in Paris has spent 30 years writing software that the entire internet now runs on without knowing his name. He wrote the code that streams every YouTube video, every Netflix show, every TikTok clip. He wrote the code that runs the virtual servers underneath AWS, Google Cloud, and Microsoft Azure. He calculated more digits of pi than anyone in history. He has no Twitter. He has no marketing. He just keeps shipping. His name is Fabrice Bellard. Here is the story, because almost nobody outside the systems programming world knows what one man has built. Fabrice was born in 1972 in Grenoble, France. He studied at École Polytechnique, the top French engineering school. He never went to Silicon Valley. He never built a startup empire. He just wrote code. In 2000 he started a project called FFmpeg, an open-source multimedia framework for encoding, decoding, and streaming video. He was 28. The project did one thing nobody else had done well. It handled every video and audio format that existed, in one library, on every operating system. He led it himself for years. Today FFmpeg is the invisible engine of the internet. YouTube uses it. Netflix uses it. VLC uses it. Chrome and Firefox use parts of it. Every Android phone, every iPhone, every smart TV, every video editing tool you have ever touched runs FFmpeg somewhere underneath. If you have watched a video on a screen in the last 20 years, Fabrice's code processed it. He was not done. In 2003 he started QEMU, a machine emulator and virtualizer. He wrote it solo until version 0.7.1 in 2005. QEMU lets you run any operating system on any other operating system. It became the foundation of modern virtualization. KVM, the Linux kernel hypervisor, runs on top of QEMU. Every major cloud provider, AWS, Google Cloud, Microsoft Azure, IBM Cloud, runs virtual machines on infrastructure built around it. The Quick Emulator is the most cited piece of cloud infrastructure code on Earth. He kept going. In 2001 he won the International Obfuscated C Code Contest with a small C compiler that grew into TCC, the Tiny C Compiler. TCC can compile and boot a Linux kernel from source in under 15 seconds. In 2004 he calculated the most digits of pi ever computed at the time, using a personal desktop computer and an algorithm he derived himself called Bellard's formula. In 2011 he wrote a complete PC emulator in pure JavaScript that runs Linux in your browser, a project called JSLinux that engineers still cannot believe is real. In 2019 he released QuickJS, a small but complete JavaScript engine that fits where V8 cannot. In 2021 he released NNCP, a neural network based lossless data compressor that immediately took the lead on the Large Text Compression Benchmark. Then he turned his attention to large language models. He built TextSynth Server, a web server with a REST API for running LLMs locally. He released ts_zip and ts_sms, compression utilities that use language models to compress text and short messages at ratios traditional algorithms cannot reach. He released TSAC, a very low bitrate audio compression system. In December 2025 he released Micro QuickJS, a new JavaScript engine for microcontrollers, separate from QuickJS, designed for environments with almost no memory. Fabrice co-founded a telecom company called Amarisoft in 2012, where he serves as CTO. Amarisoft builds 4G and 5G base station software used by carriers and labs around the world. He has been running it for over a decade while continuing to ship personal projects from his own home page at bellard dot org He has no Twitter. He has no Instagram. He gives almost no interviews. His personal website is a flat list of projects with no styling, no fonts, no marketing copy. Just titles and links. A quiet French engineer who never moved to Silicon Valley wrote the code that quietly runs the internet. He is still shipping.
On vient d'apprendre le décès de l'une des présentatrices les plus connues de la télé GB - Esther Rantzen Elle a notamment animé l'une des séquences de télé les plus extraordinaires de tous les temps. En 1988, elle avait invité Sir Nicolas Winton dans son émission de la BBC. A la veille de la 2e guerre mondiale ce fonctionnaire britannique en poste à Prague avait sauvé 669 enfants juifs, en organisant les "Kindertransport" - des transports d'enfants dans les trains à destination de la GB. (Anthony Hopkins joue son rôle dans le très beau film récent "One Life") Esther Rantzen l'avait invité dans une émission en public, en lui indiquant qu'il allait y rencontrer notamment "une personne à qui il avait sauvé la vie." A la fin de l'émission elle demande si, par hasard, il y en avait d'autres dans la salle. Dans un moment inoubliable en direct, 𝐥'𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜 𝐬𝐞 𝐥𝐞̀𝐯𝐞👇 Elle a mené bien des campagnes contre l'injustice, pour les enfants, contre la solitude des personnes âgées, et plus récemment, souffrant elle-même d'un cancer incurable, pour l'aide à mourir Une présentatrice, une militante extraordinaire
♦️Les Français le critiquent, les politiques ne lui font aucun cadeau et les médias se délectent de le flinguer depuis qu’il est président, alors que jamais un président n’avait vécu autant de crises durant ses mandats : Crise des Gilets jaunes. Crise sanitaire. Confinement. Guerre en Ukraine. Crise énergétique. Guerre au Moyen-Orient. Mais il a malgré tout investi massivement dans les hôpitaux avec le Ségur de la santé. Il a redonné des moyens à la police. Il a doublé le budget de nos armées. Il a redonné du poids à la France partout dans le monde. Il a réenclenché un processus de réindustrialisation. Il a renationalisé EDF et relancé comme jamais l’investissement dans le nucléaire. Il a créé deux millions d’emplois dans le pays. Il a inscrit la France dans les nouvelles technologies. La France est le premier pays d’Europe en matière de création de start-up, d’IA et d’innovation technologique. Et malgré toutes ces crises, il a su protéger les Français. Les mêmes qui lui reprochent quoi ? La dette. Alors que personne ne comprend rien à cette dette, alors que 50 % de cette dette est la conséquence des déficits de la Sécurité sociale et des caisses de retraite, alors que tous les Français ont bénéficié et bénéficient encore de cette dette, parce qu’ils en sont les premiers bénéficiaires. Mais les marchands d’illusions vous promettent quoi ? Plus d’austérité, et vous irez vous plaindre que tout va bien ? Moins de dépenses, moins de fiscalité, moins de taxes, moins d’immigrés, plus de fragilité militaire et donc moins de sécurité. Et vous pensez une seconde que le monde va changer ? Les Français seront les premiers touchés, au premier chef ceux qui auront voté pour soutenir cette vague populiste et nationaliste. Le monde est devenu fou. Les peuples se laissent berner par des charlatans, par des bonimenteurs, par des manipulateurs des esprits. Ils le regretteront, comme ils ont conspué de Gaulle pour s’en revendiquer aujourd’hui. Le pire, en politique, n’est jamais derrière nous, mais toujours devant. Alors préparez-vous, parce qu’il arrive. #TAEM un jour, #TAEM toujours. #France #Macron #UE #Renaissance
Madame Guetté, Je ne compte pas mourir sur le front, mais j’y vais suffisamment souvent pour être légitime à en parler. Vous prenez les Français pour des idiots. Poutine ne veut pas de votre foutue conférence. Il refuse la diplomatie et le cessez-le-feu. Point. Rebelotte hier : la Russie a refusé un cessez-le-feu INCONDITIONNEL ! Que préconisez-vous alors ? Depuis 12 ans, vous, votre leader et votre formation politique, sous ses différentes formes, avez refusé de faire le nécessaire, politiquement comme militairement, pour éviter la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Ne venez donc pas attaquer les soi-disant « va-t-en-guerre » qui ont le malheur de soutenir activement l’Ukraine et de rappeler que la Russie refuse votre diplomatie, qui ne fait que donner du temps à l’agresseur. Votre stratégie conduira à notre défaite commune. La Russie ne comprend que la force, et vous jouez le rôle de marchepied de Poutine en proposant des solutions qui n’en sont pas. Elle mise sur la lâcheté des formations politiques comme la vôtre pour poursuivre ses ambitions impérialistes. Ce comportement a entraîné la guerre en Géorgie, l’annexion de la Crimée applaudie par Mélenchon, la guerre dans le Donbas, et la guerre à grande échelle en Ukraine depuis 2022. Votre vision géopolitique est celle d’un enfant de trois ans qui pense que les méchants et les gentils peuvent faire la paix en se serrant mutuellement le petit doigt. Quand un agresseur pille, tue, viole, kidnappe - comment peut-on 4.5 ans plus tard continuer à dire que c’est l’agressé qui avait une jupe trop courte ? Qu’il n’a pas le droit de se défendre ? Ayez l’humilité de prendre du recul après toutes vos erreurs de jugement, notamment les propos de Jean-Luc Mélenchon, qui considérait qu’une invasion totale de l’Ukraine était impossible. Vous insultez en permanence ceux qui, depuis plus de quatre ans, alertent, sensibilisent, aident et font du bénévolat, en les traitant de « va-t-en-guerre », pendant que votre parti s’oppose aux aides militaires à l’Ukraine. À minima, laissez l’Ukraine et ses alliés continuer à mettre la pression sur la Russie. Si vous souhaitez une fin plus rapide de cette guerre, renforcez donc cette pression sur l’agresseur en apportant d’avantage de soutien à l’Ukraine. Je suis journaliste. Un observateur au plus près de ce qui se passe. Mon métier n’est pas de me battre, mais d’informer, alerter. Des collègues parmi les plus professionnels, honnêtes, sont morts sur le terrain, tués par le régime russe, alors qu’ils exerçaient leur métier, et souhaitaient rapporter au monde la réalité de cette guerre, alerter sur l’horreur exercée par la Russie. Ils ont payé de leur vie pour cela, et malgré tout, vous refusez de regarder la réalité en face. Pire, vous insultez ceux qui informent de va-t-en-guerre. Un peu d’humilité, madame.
Suite à des déclarations de Jean-Luc Mélenchon questionnant la cause de la menace russe en Europe ("Il faut peut-être se demander si ça n’a pas un rapport avec les tirs en profondeur que fait l’Ukraine"), Clémence Guetté, députée LFI du Val-de-Marne, clarifie la position de son
Beaucoup de bad buzz autour de Mistral par méconnaissance de leur stratégie. Mistral se construit comme un opérateur d'infrastructure IA verticalement intégré à l'échelle européenne : - capacité de calcul en propre - à terme conception de puces (si Dieu le veut) - une couche de service (endpoints régionaux, agents, intégration) - un catalogue de modèles qui s'ouvre aux modèles tiers (GLM-5.2 pour commencer) Mistral ne le dit pas ainsi, mais l'hypothèse implicite est que les modèles se commoditisent par l'open source chinois, la distillation, etc. et qu'aucun modèle ne restera irrattrapable en moins de 12 mois. Mieux, que l'on atteint des niveaux d'intelligence suffisants pour la plupart des usages et que donc l'enjeu est déjà plus sur les prix, les volumes, les intégrations, la sécurité, la gestion de données souveraines, que sur le classement exact au leaderboard. Si cette hypothèse s'avère juste où va se loger la valeur ? En amont dans les infrastructures physiques, en aval dans la distribution et l'intégration. La cible commerciale est naturellement le segment des acteurs qui ont des enjeux de données et capacités souveraines. Administrations, défense, secteurs régulés, grands groupes européens. Et pour eux, très souvent, un modèle chinois servi sur une infrastructure souveraine passe en complétement de modèles plus petits et plus spécialisés (ce que produit Mistral) et est toujours bien mieux qu'un modèle fermé américain. Mistral conserve des modèles maison pour trois raisons : - légitimité auprès des acheteurs publics - opportunités commerciales sur les petits modèles spécialisés - police d'assurance si la frontière ne se commoditise pas Tout cela est bien visible dans la structure financière de la boîte : des banques pour la dette sur des actifs physiques, un équipementier de semi-conducteurs comme premier actionnaire, un fabricant de puces en chef de file du dernier tour, un fonds soutenu par la Commission et un État autour de la table : depuis la série C de 2025, on est sur un projet industriel plutôt que sur un laboratoire. Je fais partie de ceux qui pensent que l'armée française devrait commander à Mistral un modèle frontière de défense, car nous ne pouvons prendre le risque que les capacités offensives de modèles fermés surpassent nos capacités défensives. Mais la stratégie actuelle de Mistral est cohérente, et ils sont en train de construire pour la première fois en Europe depuis les années 80 un véritable acteur stratégique de l'industrie numérique. La plupart des détracteurs de Mistal oublient : - le côté miraculeux jusqu'à présent de cette trajectoire - l'intérêt massif pour la France de bénéficier d'un tel acteur, modèles frontières ou pas Nous sommes un pays de guerre civile, et la haine contre le macronisme touche injustement Mistral. C'est bien dommage, d'autant plus que ce sera peut-être la chose la plus positive pour la puissance du pays qu'il restera des années 2020.
À cette gauche qui répète depuis bientôt 5 ans les mêmes formules sur l’Ukraine: je vous réponds parce que vous êtes ma douleur et ma plus grande déception. À l’extrême droite dont les liens financiers avec la Russie sont documentés, je n’ai pas de questions. Mais vous, allez au bout de vos phrases. « Nous voulons arrêter la guerre. » Nous aussi. Vous pensez vraiment que quelqu’un veut la paix davantage que ceux qui se réveillent avec des drones audessus de leur lit, qui enterrent leurs enfants, qui vivent amputés, sans maison, ou sous occupation russe ? La question n’est pas de savoir qui veut la paix. La question est de savoir comment on arrête celui qui fait la guerre. Et là, soudain, vos phrases deviennent beaucoup moins précises. « Cessez-le-feu immédiat. » D’accord. Merci. La Russie refuse. Ou elle accepte, se réarme et recommence. Ce n’est pas une hypothèse pour nous. On a déjà vécu cette histoire. Un cessez-le-feu ne protège personne tout seul. Il faut quelqu’un pour le garantir, et quelque chose derrière cette garantie. « Il faut négocier. » Évidemment. Mais avec quoi dans les mains ? On parle beaucoup de la table des négociations comme si, une fois assis autour, le rapport de force disparaissait par politesse. Il ne disparaît pas. Si vous désarmez l’un pendant que l’autre garde ses missiles, son armée et son industrie militaire, vous avez déjà changé la négociation avant même qu’elle commence. « Stop à l’escalade. » So cute. La Russie frappe Kyiv, c’est la guerre. L’Ukraine frappe ce qui sert à frapper Kyiv, c’est escalade! Donc la Russie peut conserver les moyens d’attaquer et l’Ukraine devrait renoncer aux moyens de répondre. Curieuse conception de la désescalade. « Arrêtons les armes, elles alimentent la guerre. » Alors répondez simplement: si l’aide militaire s’arrête demain, qu’est-ce qui arrête les missiles russes ? Rien. Vous pouvez diminuer la capacité ukrainienne de se défendre. Cela ne fait pas disparaître la capacité russe d’attaquer. Et c’est là que ce discours devient un populisme dangereux. Vous faites croire qu’on pourrait éteindre la résistance ukrainienne depuis Paris ou Washington comme on éteint un interrupteur. Je vous le dis: les Ukrainiens ne vont pas arrêter de se défendre. Même si l’OTAN le leur ordonne. Même si les Américains coupent toute l’aide. Même si Paris les invite à venir négocier autour d’une belle table à l’Élysée. Même si Zelensky leur dit lui-même d’arrêter. Ils ne vont pas arrêter. Parce que pour eux ce n’est pas une théorie géopolitique. Ce n’est pas l’OTAN. Ce n’est pas le Pentagone. Ce n’est même pas Zelensky. C’est leur maison. Leurs enfants. Leur corps. Leur vie. Ils savent ce qu’il y a derrière la ligne d’occupation. Tortures. Exécutions. Détentions. Violences sexuelles. Enfants transférés. Répression de tout ce qui est ukrainien. Vous parlez de « paix » comme si cette réalité cessait d’exister dès qu’on cesse de la regarder. Et venant d’une gauche qui se dit anti-impérialiste, c’est peut-être ce qui me révolte le plus. Une occupation ne change pas de nature parce que l’occupant est russe. Un peuple ne perd pas son droit de résister parce qu’il est européen, regarde vers Bruxelles ou demande des armes aux États-Unis. Si votre anti-impérialisme ne reconnaît l’empire que lorsqu’il est occidental, alors ce n’est plus un principe. C’est juste votre géopolitique. Alors allez au bout de ce que vous proposez. Quels territoires ? Combien de gens laissés sous occupation ? Quelles garanties ? Qui les fera respecter ? Et si la Russie recommence, on fait quoi ? Vous pouvez décider de ne plus aider les Ukrainiens. Mais vous ne pouvez pas décider à leur place qu’ils arrêteront de résister. Et surtout, vous ne pouvez pas décider à la place de la Russie qu’elle arrêtera de faire la guerre. “je ne veux pas la guerre” n’est pas une stratégie. Et dans toutes vos formules, vous oubliez toujours la même réalité : l’agresseur, lui aussi, a une volonté.
Est-ce que les choix de l’UE, de l’OTAN ont permis une désescalade ? Non. Il faudrait encore s'enfoncer davantage dans le conflit ? Je ne le pense pas. Face aux conséquences de la guerre nous ne pouvons pas continuer à subir pendant que les États-Unis profitent de la crise.
« La France n’est pas en situation de mener une guerre. » La phrase a été prononcée hier soir sur BFM TV par Alain Bauer. Vingt-quatre heures plus tard, le général Carsten Breuer, chef de la Bundeswehr, était élu à la présidence du Comité militaire de l’OTAN, la plus haute autorité militaire de l’Alliance. Ce télescopage en dit long sur notre époque. Personne ne nie les réalités militaires françaises. Oui, l’armée manque de masse. Oui, trente ans de dividendes de la paix ont entamé nos stocks et nos effectifs de haute intensité. Mais depuis quand des lacunes capacitaires justifient-elles d’auto-proclamer notre propre impuissance à la télévision ? On parle du seul État de l’Union européenne doté d’une dissuasion nucléaire totalement autonome, d’un siège permanent au Conseil de sécurité, et d’une armée aguerrie, projetable, dotée d’une industrie capable de tout concevoir : des sous-marins nucléaires aux avions de chasse, en passant par les satellites et l’artillerie de précision. L’ironie est totale : quelques secondes avant de déclarer la France incapable de mener une guerre, l’intervenant rappelait lui-même que la France est aujourd’hui en pointe sur la lutte anti-drones, devançant tous ses alliés, États-Unis compris. Pendant ce temps, l’Allemagne dont la défense a longtemps été en ruine et reste structurellement sous parapluie américain ne passe pas ses soirées à se flageller sur ses plateaux télé. Elle réarme. Elle investit. Elle affiche ses ambitions. Et aujourd’hui, son chef d’état-major vient d’être élu à la présidence du Comité militaire de l’OTAN. Berlin transforme ses faiblesses en programme de puissance. Paris transforme les siennes en spectacle télévisé. Outre-Rhin, on bâtit de l’influence politique sur une puissance militaire qui reste encore à construire. Chez nous, on prend une armée expérimentée, respectée et redoutée à l’étranger, pour en faire le sujet de nos doutes et de notre défaitisme. Pendant que nos citoyens et nos éditorialistes s’épuisent à répéter que la France est dépassée, d’autres nations s’installent sereinement là où se décide le pouvoir. Un pays ne se détruit pas seulement par le manque de munitions. Il se fragilise d’abord par le récit d’impuissance qu’il choisit de se raconter à lui-même.
Menace russe: "La France n'est pas en situation de mener une guerre", observe Alain Bauer, professeur émérite
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On peut être opposant en France. On peut détester le gouvernement, Macron, la majorité, l’UE, l’OTAN, tout ce que vous voulez. C’est même parfaitement normal dans une démocratie. Mais il y a un moment où il faut arrêter de se cacher derrière le mot “opposition”. Parce que quand, systématiquement, tu défends la russie contre ton propre pays, quand tu reprends ses narratifs, quand tu minimises ses crimes de guerre, quand tu excuses ses ingérences, quand tu préfères croire Moscou plutôt que les institutions françaises, quand tu réclames le retour au gaz russe au nom de la “souveraineté”, alors qu’on parle justement d’une dépendance à une puissance hostile, il y a un problème. Expliquez-moi le raisonnement. Vous vous dites patriotes, mais vous passez votre temps à défendre un État qui attaque nos intérêts, mène des opérations d’influence chez nous, cible nos institutions, nos entreprises, notre débat public et menace directement la sécurité européenne. Vous vous dites souverainistes, mais vous rêvez de remettre notre énergie sous dépendance russe. Vous vous dites gaullistes, mais vous passez votre temps à servir les intérêts d’une puissance étrangère. Vous vous dites défenseurs de la paix, mais votre solution consiste presque toujours à demander au pays agressé de céder plutôt qu’à l’agresseur de partir. Vous vous dites anti-propagande, mais vous reprenez mot pour mot les récits du Kremlin dès qu’ils permettent de taper sur la France, l’Ukraine, l’UE ou l’OTAN. Et quand la russie bombarde, menace, cyberattaque, manipule ou finance des relais d’influence, vous trouvez toujours une excuse. Toujours. À un moment, ce n’est plus de l’opposition politique. Ce n’est plus “je ne suis pas d’accord avec le gouvernement”. C’est choisir systématiquement le récit, les intérêts et les justifications d’une puissance étrangère hostile contre ceux de son propre pays. Et c’est là que j’ai une vraie question : Comment on arrive à se regarder dans une glace en se disant patriote quand, dans les faits, on passe son temps à servir la soupe à Moscou ? Parce que moi, un patriote, je le vois défendre la France contre TOUTES les ingérences, qu’elles viennent de Washington, Pékin, Moscou ou ailleurs. Pas défendre la russie dès qu’elle attaque la France, simplement parce qu’il déteste Macron. Détester son gouvernement, c’est politique. Préférer une puissance hostile à son propre pays, c’est autre chose. Et franchement, j’aimerais bien savoir à partir de quel moment vous avez décidé que haïr Macron était devenu une excuse pour aimer Poutine.
Ce qui m’anime est très simple : un amour lucide pour ce que nous savons construire, et une colère froide face à ce que nous laissons détruire. Ce qui m’a poussée là, c’est le refus viscéral d’assister à la démission silencieuse de mon pays. C’est de voir nos ingénieurs-parmi les plus brillants au monde - progressivement effacés ou managés par des grilles Excel et des cabinets de conseil déconnectés du réel. C’est de voir la France trembler, s’excuser d’exister et s’enfermer dans un défaitisme maladif, alors même que notre socle industriel reste exceptionnel. Je vis mal ce poison du renoncement. Cette manie bien française d’expliquer que nous sommes finis, pendant qu’à l’étranger, de grands groupes continuent d’acheter nos technologies parce qu’elles n’ont pas d’égales. Le déclencheur, c’est le dossier Airbus : voir un fleuron bâti sur notre génie être grignoté par naïveté politique et complaisance européenne, ça a été le point de non-retour. On ne peut pas regarder la France se faire déposséder de son industrie en se taisant. Quand on a la preuve sous les yeux que le terrain est solide, la neutralité devient de la complicité.
@ClaireMartel47 Merci de votre retour . Vous ne me direz rien, je pense, de l’expérience personnelle qui vous a conduit à explorer ce secteur ?
« L’Allemagne va se fâcher. » Mais au fond, se fâcher de quoi ? On continue à parler du couple franco-allemand comme si le rapport de force industriel était resté celui des années Merkel. Il ne l’est plus. L’Allemagne conserve une puissance économique immense et un avantage budgétaire évident. Mais son modèle industriel est en difficulté. Les dernières données Eurostat donnent d’ailleurs un contraste assez spectaculaire : en juin 2026, l’indice de production industrielle, base 2021 = 100, est à 92,1 en Allemagne contre 103,6 en France. Dans plusieurs secteurs stratégiques -aéronautique, nucléaire, missiles, spatial, sous-marins, moteurs aéronautiques, radars, optronique -la France possède aujourd’hui des capacités que l’Allemagne cherche précisément à reconstruire ou à acquérir. Et la stratégie allemande est assez lisible : lorsqu’elle ne maîtrise pas encore une capacité, Berlin accepte volontiers d’acheter américain plutôt que de dépendre durablement d’une industrie française. Le F-35 en est l’exemple le plus évident, au moment même où le SCAF se délite. Cela ne me choque même pas. Un État défend ses intérêts. Ce qui me choque davantage, c’est que la France continue parfois à raisonner comme si défendre les siens devait nécessairement passer par une concession à l’Allemagne. Et puis il y a Airbus. On nous expliquait encore récemment qu’il ne restait à l’Europe que « Airbus et ASML ». ASML est néerlandaise. Quant à Airbus, la question de savoir jusqu’à quel point il reste équilibré dans sa gouvernance européenne mérite désormais d’être posée. Airbus Commercial est dirigé par Lars Wagner. Defence & Space par Michael Schoellhorn. Les ressources humaines par Carmen-Maja Rex. Les finances par Thomas Toepfer. Tous les quatre sont allemands. La stratégie, elle, est confiée à Éric Kirstetter, français, mais arrivé directement de Roland Berger après presque neuf années dans le cabinet allemand. Ce sont aujourd’hui cinq fonctions extrêmement structurantes du groupe. Gérard Araud parlait récemment de certaines coopérations européennes historiques, dont Airbus, désormais « marginalisées ou germanisées ». Pris séparément, chacun de ces éléments peut s’expliquer. Ensemble, ils posent une question beaucoup moins confortable : l’Allemagne est-elle en train de reconstruire sa puissance industrielle seulement chez elle, ou également en réorientant à son avantage certains des champions européens existants ? Ce n’est qu’une hypothèse. Mais elle mérite d’autant plus d’être regardée que l’industrie allemande traverse précisément une période de fragilité. Et surtout, il faudrait peut-être enfin sortir de cette obsession du « couple franco-allemand ». L’Europe, c’est aussi les Pays-Bas, l’Italie, la Suède, l’Espagne, la Pologne, le Danemark et bien d’autres pays disposant de capacités industrielles majeures. La France n’a pas vocation à suivre l’Allemagne. L’Allemagne n’a pas vocation à diriger l’Europe. Et Airbus n’a certainement pas vocation à devenir l’instrument de la reconstruction industrielle d’un seul de ses États actionnaires. Finalement, peut-être faudrait-il corriger la formule : « Il reste Airbus et ASML. » ASML est néerlandaise. Et pour Airbus, justement, la question commence à se poser.
«Un moment donné les Allemands vont dire: nos partenaires français sont totalement irresponsables. On va au crash. Il est hors de question qu’on paie pour eux.» La zone euro et donc l’UE menacées par la gestion des gouvernements français successifs -et côté allemand par un
« Nous avons été économes. J’aimerais que les autres fassent pareil car nous partageons l’espace monétaire. » Très bien. Mais puisque nous partageons le même espace économique, allons jusqu’au bout du raisonnement. L’Allemagne a été l’une des grandes bénéficiaires de la construction européenne. Le marché unique lui a offert un immense débouché industriel. L’euro a supprimé le risque de change avec ses principaux partenaires et accompagné pendant deux décennies un modèle largement fondé sur les exportations. Ce modèle avait aussi ses angles morts. Sous-investissement public. Sous-investissement militaire. Dépendance au gaz russe. Sortie du nucléaire. Et pendant des années, une politique très accommodante vis-à-vis de la Chine parce que l’automobile, les machines-outils et la chimie allemandes y trouvaient leur compte. Quand Paris poussait pour davantage de protection commerciale, de préférence européenne ou de fermeté face aux subventions chinoises, Berlin freinait souvent au nom de ses propres intérêts exportateurs. Puis quand ces choix ont commencé à coûter cher, leurs conséquences sont devenues européennes. La dette française est un problème. Évidemment. Mais raconter l’histoire récente de l’Europe comme celle d’une Allemagne vertueuse entourée de pays dépensiers est une lecture particulièrement sélective. L’Europe n’a pas seulement bénéficié de la puissance économique allemande. La puissance économique allemande s’est aussi construite grâce à l’Europe et parfois au prix de choix qui ont fragilisé l’Europe entière. À un moment, il faut arrêter de ne faire les comptes que dans un seul sens.
«Nous avons été économes. J’aimerais que les autres fassent pareil car nous partageons l’espace monétaire.» Le chancelier d’Allemagne, dont les propos résonnent au vu des derniers chiffres de la différence des taux. Nous poserons la question à @SebLecornu @jmblanquer sur ces
♦️ « Interdire les milliardaires »… 🧐🤔 D’après les derniers recensements, ils seraient 153 en France. Les entreprises qu’ils contrôlent emploient directement près de 1,5 million de salariés et font vivre, par leurs fournisseurs, sous-traitants et partenaires, probablement autant de personnes. Elles versent chaque année des dizaines de milliards d’euros d’impôts et de cotisations et investissent massivement dans notre économie. Mais pour #LFI, le verdict est tombé : il faudrait tout simplement « interdire les milliardaires ». Derrière cette formule soigneusement choisie, cherchons à extraire le nectar du discours. Une fois l’étiquette retirée, ce que l’on découvre ressemble moins à un grand cru social qu’à cette piquette idéologique qui brûle l’estomac — un véritable tord-boyaux politique. Car que signifie réellement « interdire les milliardaires » ? On n’interdit pas une personne en raison de son patrimoine. Il faudrait donc plafonner autoritairement la propriété privée, confisquer les fortunes dépassant un seuil arbitraire, nationaliser des entreprises, saisir des participations et empêcher leurs propriétaires de disposer librement du fruit de leur travail, de leurs investissements ou de leur héritage. Autrement dit : une révolution collectiviste qui ne dit pas son nom. Ce serait le retour aux vieilles recettes bolcheviques : nationalisations massives, économie administrée, planification étatique, contrôle des capitaux et désignation d’une catégorie de citoyens comme ennemis du peuple. Puis viendraient inévitablement les conséquences : fuite des investisseurs et des entrepreneurs, effondrement de la confiance, destruction de valeur, pertes d’emplois et appauvrissement général. Quinze de ces milliardaires sont liés à des groupes du CAC 40. Veut-on vraiment déstabiliser certaines des plus grandes entreprises françaises, fragiliser leurs millions d’actionnaires et de salariés, puis s’étonner que les capitaux, les sièges sociaux et les centres de décision quittent notre pays ? Et comment appliquer un tel programme tout en respectant la libre circulation des capitaux, le droit de propriété et les règles européennes ? La logique finirait nécessairement par conduire à la rupture avec l’euro, avec l’Union européenne et avec les accords de libre-échange. À leur place : le protectionnisme, le contrôle des échanges et, pourquoi pas, le troc avec quelques régimes idéologiquement « amis ». Le projet qui se dessine derrière le slogan n’est pas celui d’une social-démocratie exigeante. C’est celui d’une République bolivarienne à la française : une économie collectivisée, une société divisée entre les « bons citoyens » et les « ennemis de classe », des institutions affaiblies et un pouvoir toujours plus concentré entre les mains d’un chef prétendant incarner à lui seul « le peuple ». On imagine déjà Jean-Luc Mélenchon en col Mao, rêvant de devenir le nouveau « petit père du peuple », tandis qu’une jeunesse embrigadée agiterait des milliers de petits drapeaux au passage du Chef, au rythme de la propagande du camarade dignitaire. On peut évidemment demander davantage aux plus fortunés, combattre l’optimisation fiscale abusive, renforcer la concurrence et mieux partager la prospérité. Mais « interdire les milliardaires », ce n’est pas corriger le capitalisme : c’est préparer la confiscation, organiser la fuite des richesses et ouvrir la voie à un autoritarisme économique et politique. L’histoire nous a déjà montré où mène cette vieille piquette révolutionnaire : on promet l’égalité, on organise la pénurie et, finalement, seule la nomenklatura conserve ses privilèges. #LFI ou le #RN deux poisons mortels pour la démocratie.
Une petite histoire française, une simple anecdote... Mais qui raconte bien notre beau pays... Aujourd'hui, j'ai pris le bus, à Paris. C'est la première fois que je le fais, depuis près de 3 ans. D'habitude, je prends le métro. Je monte, je valide, et je vais m'asseoir. Plus tard, trois personnes certifieront m'avoir vu valider ma carte Navigo Easy. Sauf que, paraît il, cela a bipé quand j'ai validé. En ce qui me concerne, avec une cheville abimée, et tentant d'aller m'asseoir sans me me casser la figure quand le bus a démarré, je ne m'en suis pas rendu compte. Cinq minutes plus tard, trois contrôleurs contrôlent. Et me disent que je fraude. Car ma carte Navigo Easy est chargée en tickets de métro. Or, me disent ils, cela ne fonctionne pas dans le bus. Et "cela n'a jamais fonctionné". Je crois à une blague, et j'éclate de rire; je prends les transports en commun à Paris depuis 60 ans. Et depuis 60 ans, le ticket de métro fonctionnait dans les bus... Mais un passager intervient pour me préciser que, oui, les règles ont changé au 1er janvier 2025. Et que, sauf à payer une carte très chère, il faut deux tickets différents : un pour le bus, un pour le métro. J'ai donc dû payer une amende de 70 euros. Et ce n'est qu'ensuite que j'ai découvert ... que le ticket de bus est moins cher que le ticket de métro. Résumons : - A Londres, Bruxelles, Athènes, Madrid, Amsterdam, Lisbonne, Rome, Singapour, Reykjavik, Canberra, Pékin, New York... : on peut payer ses transports en bus ou en métro simplement, avec une carte bleue sans contact ou avec son téléphone. Pas à Paris. A Ouagadougou non plus, remarque...🙂 - A Paris, quelqu'un qui ne circule qu'occasionnellement en transports en commun doit donc décider, en partant le matin, s'il doit prendre sa carte tickets de bus, sa carte tickets de métro... ou les deux. Comme à Jakarta, remarque...🙂 (Alors que même Moscou, non : le billet est identique pour le bus et le métro...) - A Paris, plus amusant encore : si tu veux payer le bus avec un ticket de métro valant 2,55 € à l'unité, au lieu d'un ticket de bus valant 2,05 €... c'est impossible. Les bornes de validation refusent d'ailleurs que tu payes plus cher. Et on te met même une amende de 70 €, si tu veux payer davantage... Et bizarrement, là, pour l'amende, la carte bleue fonctionne. Mais pas assez pour simplement transformer ton ticket de métro en ticket de bus. Commercialement, c'est brillant, remarque.🙂 -A Paris, donc : si tu n'as pas de métro proche et pas de tickets de bus... comme on ne peut plus acheter de tickets au conducteur... eh ben tu marches. Ca donne modérément envie de prendre les transports en commun. La voiture, au moins t'as toujours le bon ticket.🙂 - A Paris, on ne peut plus acheter son ticket au conducteur. Mais je lis sur le web : "si tu n'as pas de ticket de bus, tu peux acheter un "Ticket d'accès à bord par SMS" : en envoyant le SMS indiqué pour la ligne. Il coûte 2,55 €". Morale : si tu n'as plus de batterie ou que tu as oublié ton portable... eh ben tu marches. Mais ce n'est pas tout : pour prendre le 21, il faut donc envoyer au 93100 un SMS, disant BUS21. Attention : si tu veux prendre le 21... Parce que si tu veux prendre le 11, et que tu t'es trompé en tapant ton SMS... tu paieras 70 € d'amende. Bien sûr, on aurait pu penser à un numéro unique, valable pour toutes les lignes; mais le jeu perdrait sans doute de son charme.🙂 Et ce qui est encore mieux, j'ai testé. Et on me dit que le ticket pour le bus 21, ainsi obtenu, est valable... une heure seulement. C'est logique. Faudrait pas que les gens puissent s'organiser un peu à l'avance : ce serait moins joueur.🙂 - A Paris, de plus, j'ai payé 70 € comme amende, parce que je voulais payer mon ticket plus cher que ce qui est nécessaire. Mais je sais que ces 70 € ne seront pas perdus. Comme l'indiquait le Canard Enchaîné, la RATP a fait bénéficier 200 élus d’un emploi à temps plein, mais pas trop prenant, pour les aider à exercer facilement leur mandat en échange de leur soutien. Comme Bally Bagayoko. Et ça, ça me console.🙂 J'ajoute, pour conclure : à tous ceux qui répondront que "tout le monde sait ça, t'as qu'à prendre le bus plus souvent", et "c'est très bien ainsi, car gna gna... "... Je rappellerai juste que le PIB par habitant français (en dollars constants 2020, convertis en parité de pouvoir d'achat) a augmenté deux fois moins vite que son équivalent dans les pays de l'OCDE, au cours des dix dernières années. Et que ce décrochage terrifiant vient, sans doute, largement, de ce genre de système... certes très doux avec les élus... mais d'abord ringard, bureaucratique, et parfaitement absurde. Bref, bravo, @JeanCASTEX , bravo @ClientsRATP , bravo @RATPgroup , bravo @iledefrance . Grâce à vous, j'ai mieux compris mon pays, aujourd'hui.🙂
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